Loisirs

Entre bémols et dièses, tu accompagnes en paroles
Musique

Folklorique, tu viens de la montagne
Un appel entre vallée et campagne
Le temps où élevage et culture
Occupaient le paysan et sa monture
Où les sons, notes et harmonies
Traduisaient le quotidien des vies

Classique, tu écris avec passion
Des partitions en diapason
En défilés de mouvements
Les instruments se répondant
Sous la baguette du référant
Et la signature du compositeur
Se marient orchestre et chœur

Populaire, tu invites à la fête
Du plaisir plein les têtes
Rythmes, danses et chants
Pour la joie de tous les gens
Réunis sous une tonnelle
À l’entrée de l’année nouvelle

Légère, tu es parenthèse
Entre bémols et dièses
Tu accompagnes en paroles
Vers et rêves qui s’envolent
Des plaisirs, émotions, humeurs
Qui font courir vers des bonheurs

Chanson

Quand paroles et mélodies s’harmonisent
Se diffusent souvent, sont de belle mise
Courent sur les ondes de radios locales
Jusqu’aux auditeurs qu’elles régalent
Qui, inconscients, fredonnent à l’envi
Des refrains qui cassent leurs ennuis

Les auteurs, arrangeurs et interprètes
Se réjouissent de cette réussite complète
Quand le public dit et chante son plaisir
Confère à la composition du bon avenir
C’est de l’enthousiasme qu’il transmet
En réseaux, apportant succès aux couplets

La mélodie a l’heur de plaire aux gens
Se hisse au sommet, place du gagnant
Mais, en ces temps où l’éphémère est roi
De portée aux nues, la chanson déchoit
Des hauteurs, le refrain devenu ennui
Quitte l’antenne et tombe dans l’oubli

Comme de bons mots mis en musique
Succès d’un été ou d’un moment magique
Le monde se balance entre peurs et joies
Les raisons, nous ne les connaissons pas
Les simples « jour et nuit, blanc et noir »
En sont peut-être l’origine qu’il faut croire

Photo

Sur un chemin de nature, observant
Soudain, il s’arrête, regard devant
Son vieil appareil à soufflet en main
Voit à l’envers l’endroit qu’il tient
Pour sujet, un instantané qui, développé
Sera mis en page et édité pour durer

Le photographe voit, il est un artiste
Saisit des images comme joue un soliste
Elles mettent en scène objets ou gens
Ses travaux sont en couleur ou noir et blanc
Dans le rouge, il les passe du bain au séchage
Découvrant de ses yeux les nouvelles pages

À son art, il donne un sens, une ligne
Elle en devient comme une consigne
Au bord de l’eau, au gré des couleurs
Il traque les reflets, tel un chasseur
Immortalise le mouvement des flots
Et déjà, sait qu’il en créera un tableau

D’un fugitif réel, il en tire un portrait
D’aucun pourra y voir de l’abstrait
L’œuvre d’un peintre fort inspiré
Par l’air et l’eau, éléments premiers
D’une nature que, simples passants
Nous n’avons pas su rendre présents

Images

À son petit bureau, s’installer
Choisir crayons pour colorier
Sur la page blanche, commencer
Par un soleil, le jardin, la maison
Avec à la fenêtre un pinson
Papa, maman et petite sœur
D’enfant, l’image de son bonheur

Se balader, tout autour regarder
S’arrêter dans la lumière, admirer
Immortaliser l’instant traversé
Conserver l’image de ce moment
De l’album des souvenirs vivants
En revisiter les pages, souvent

Là, poser chevalet et toile
Esquisser des nuages, le voile
Du paysage, les contours
Des montagnes, les détours
Choisir pinceaux et couleurs
Et, en touches mesurées
Créer une image affinée

Livre en main, tourner la page
Des mots, se construire l’image
Y ajouter couleurs et du beau
S’en faire un paysage, un folio
Poursuivre le récit et ainsi
Pour soi, l’histoire se construit

Dessin

Des traits au lieu de mots, sur papier
Un art de traduire l’instantané
Une situation ou une expression
Qui met tout lecteur en émotion
Le dessinateur est un magicien
Qui s’exprime, un crayon à la main

Le plus souvent, un coup d’œil suffit
Pour y voir le contre-pied d’un récit
Dans la presse, d’un fait d’actualité
Plus loin, sur trois colonnes, relaté
Le dessin peut être comme un titre
En chapeau de plusieurs chapitres

S’il était un village du Sud ensoleillé
Il serait la fontaine où, des gens égayés
S’assiéraient tout autour pour bavarder
De jolies fables se raconter, plaisanter
Pendant que les plus jeunes, non loin
Observeraient leurs aînés, l’œil en coin

Mais le dessin est bien plus qu’un village
Il a sa part entière, il est toujours à la page
Il a ses festivals, ses capitales, ses « César »
Pour dire les choses, les faits, il a sa part
Chouchou des petits comme des grands
Dans les arts, le dessin sera tout le temps

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