Amour

Le vivre à ses raisons à part
Couleurs d’amour

Partager l’amour est un art
Le vivre a ses raisons à part
Dans la mémoire, son espace
Le don de soi y a sa place
Se conjugue avec le recevoir
Ensemble, ils apportent l’espoir

Cet autre, le rencontrer, le connaître
Est un hasard ou un coup du Maître
Se regarder, s’apprendre, s’apprécier
Il y a tant à comprendre, à découvrir
Avant d’ouvrir la porte du plaisir

Quand les affinités se font jour
Les corps se préparent à l’amour
C’est le moment où ils frémissent
Se ressent les premières prémices
Leur rencontre, leurs harmonies
Où se joueront leurs mélodies

Autant de notes que de gestes
D’élans que rien ne conteste
De regards, de mots, d’attention
Qui conduiront au grand frisson
L’instant exquis de l’abandon
De deux cœurs à l’unisson

À ce tableau, ajouter les couleurs
Vives, comme marque de bonheur
Pastel, pour souligner les douceurs
Du rouge, pour illustrer la passion
Blanc, comme la pureté des intentions
Bleu océan, reflet d’un amour profond

Le secrétaire

Accroché là, au milieu d’un petit mur
Un phare de bord de mer, une peinture
Tourne le regard vers un objet élégant
Un secrétaire, un espace qui se peut savant
Celui de l’écriture pour soi ou pour autrui
De mots couchés sur des pages ainsi noircies

Combien de projets de mots à un amant
Dans le tiroir secret sont restés
Ou ont pris le chemin vers ce charmant
Pour lui dire combien il est l’être aimé
Autant d’histoires marquées à la plume
De rêves inscrits, les soirs au clair de lune

Une fois les pensées tendres envoyées
C’est l’attente de la réponse fort désirée
Qui prend place le plus grand temps
Accompagnant faits et gestes de tout instant
Jusqu’au jour, si souhaité, de décacheté
La missive, y lire et relire les promesses données

Soigneusement enrubannée avec les autres
Ce qui est encore inavoué à bien d’autres
Est glissé dans le tiroir secret, son recoin caché
Que seule l’amante sait comment y accéder
Elle y retournera souvent et au juste moment
Lui écrira combien elle le désir ardemment

9520 km

C’est à vol d’oiseau une distance
Qui rythme à deux, la danse
De leur amour fait de différences
Culturelles, chacune fort intense
Pour témoin, le soleil levant
Une rencontre pour le charmant

D’un voyage, cet amour est né
Ajoutant aux paysages traversés
Les bonheurs des premiers instants
Enivrante envie d’arrêter le temps
De le savourer de cœur à cœur
En ne se souciant pas de langueurs

Au retour elle est bien là, pourtant
Cette mélancolie des jours amants
La promesse faite de se retrouver
À l’aimé, de tout le temps penser
De s’imaginer la prochaine fois
Se jetant de joie dans ses bras

Au temps des prochaines fois
L’amour, auquel fort ils croient
Se vit dans un entier de fidélité
De discrétion pour le préserver
Ajouté de beauté par la distance
Et de force à deux en récompense

Fragile

Comme il est fragile l’amour naissant
tel une danse, tournoyant
de douces promesses, coloré
haut perché dans nos pensées
enivrant, il va trop vite.
Regard, regard, de tes yeux océan, vois comme je t’aime

Comme il est fragile l’amour grandissant
fait d’une cascade d’éblouissements
il se dessine à l’infini, dans
le face à face de deux miroirs
se reflète même dans le noir.
Caresse, caresse, d’un trait de doigt, touche comme je t’aime

Comme il est fragile l’amour durant
l’habit de tous les instants
qui nous va comme un gant
nos imaginations vagabondant
d’un même cœur, d’un même élan.
Saveur, saveur, de lèvres à lèvres, goûte comme je t’aime

Comme il est fragile l’amour du fil des ans
il souligne les temps partagés
ainsi dans nos mémoires, ancré
il est lumière de souvenirs heureux
l’album de notre vie à deux.
Parfum, parfum, du bout de ton nez, sens comme je t’aime

Comme il sera présent l’amour passé
l’un parti, courir d’autres cieux
l’autre resté, toujours amoureux
disant ses je t’aime, ses mercis  
pensées et cœur en « nostal-vie ».
Écoute, écoute, aux nuances de ma voix, entends comme je t’aime

Comme d’habitude

Que le soleil soit déjà rieur
Ou que les nuages pleurent
Ils se souhaitent un bon jour
Se donnent un geste d’amour
Et encore, à peine « connectés »
Se dirigent vers le petit déjeuner

Table dressée, eau du thé chauffée
Ce matin, le pain est léger. Toastées
Les bulles de fermentation à voir
En deviennent des trous noirs
Comme d’habitude, elle lit le journal
Pendant que lui, savoure l’air matinal

Jour après jour, c’est la même chanson
Chacun à l’autre, ne faisant attention
Elle, plongée dans l’énoncé de nouvelles
Rarement, si ce n’est, jamais belles
Lui, pensif, le regard tourné vers le dehors
Rêveur, une manière de s’évader encore

Ne vous y trompez pas, ce portrait
N’est pas l’amour conjugué à l’imparfait
Il est un concert d’habitudes, au présent
Dirigé à la baguette par le chef « Temps » 
Avec au cœur de l’orchestre, deux tonalités
Qui s’harmonisent, rien que de leurs pensées

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