Être fleur des champs, rime avec sauvage
Prénom
Canisia c’est un bien charmant prénom
Peu courant, il était jadis dans le ton
Il aurait pu être, un nom de fleur
Une variété aux multiples couleurs
Graines semées au hasard des vents
Ici et là dans les clairières et les champs
Sous le soleil, parcourant la campagne
En donner un bouquet à votre compagne
Vous conduira à travers replats et collines
Cueillerez une gerbe pour votre héroïne
Des canisias qui orneront le milieu du salon
En apportant fraicheur et nature à la maison
Être fleur des champs rime avec sauvage
Naître dans un pré est un bel avantage
Ceux de côtoyer des arbres, en grands voisins
Connaître vent, pluie, soleil, rosée du matin
Les abeilles et papillons qui butinent le nectar
Mais maline, elle ferme ses pétales dans le noir
Même si elle est le point d’orgue d’une table
Cueillie, elle n’est plus dans son milieu véritable
En un premier temps, elle gardera ses éclats
Nourrie uniquement d’eau fraîche, elle se fanera
Témoin de son ennui, sans visite des butineurs
A qui, si volontiers, elle abandonnait son cœur
Bébé
Petit personnage qui vient d’apparaître
Sans se douter un instant, que naître
C’est entrer dans un monde aigre-doux
Qui a mal à ses siècles au passé fou
Être dans un présent, d’abord soyeux
Avant de côtoyer le futur, sous les feux
Apprendre, la clé qu’il aura toujours en poche
Comprendre, le passe-partout dans sa sacoche
Puis viendront, partager, donner, pardonner
Embrasser les amitiés et surtout les êtres aimés
Coller dans l’album qu’il s’est trompé, parfois
Et que les autres ont su grader en lui, la foi
Durant ce temps, dans de nombreux pays
Rien n’allait plus, pendant que là et ici
Plus rien n’allait, tout se déconstruisait
Peuples et ethnies, violemment, s’affrontaient
Qui, par besoin d’agrandir son territoire, qui
Par convoitise des richesses des sols d’autrui
De bébé à adulte, il a traversé ces orages
Dans les journaux, en a lu les reportages
Reconnaissant d’en être épargné, protégé
Vivant dans un paysage empreint de facilité
Juste pendant les brillantes « 30 glorieuses »
Pour beaucoup de nous, les années fameuses
L’envol
Ils sont entre deux âges
Filles et garçons à la page
En tête des rêves d’évasion
Mais sans quitter le cocon
La liberté est leur essentiel
Pressés d’aller à travers ciel
Le temps de l’enfance, oublié
Vient la hâte de savoir aimer
Puis de choisir où s’orienter
S’émanciper de leur famille
Condition première de leur vie
Moteur de toutes leurs envies
Inondés de propos échangés
Sans en distinguer la réalité
De l’illusion, ils vont décider
Risquant souvent de trébucher
Plus tard, de ces expériences
Ils en retiendront la pertinence
Ce saut, ce tournant de vie
Est comme l’envol de l’oisillon
Qui bat des ailes au bord du nid
Et finit par s’élancer pour de bon
Partant vers d’autres horizons
Mais sans en oublier la maison
Ses racines
Né au cœur d’une cité ou en campagne
Dans un lieu de plaine ou en montagne
Grandi proche d’une zone industrielle
Ou dans de beaux quartiers résidentiels
C’est là que s’encrent fort nos racines
De là que nos chemins de vie se dessinent
Bien sûr, il se peut qu’aux carrefours de routes
Des destinées se jouent, par suite de doutes
Ou d’une rencontre, des battements du cœur
Eloignant des racines, sous les joies ou les pleurs
Des instants de vie où s’imposent une décision
Réfléchie, prise, même si grande est l’émotion
Le temps passe, des souvenirs prennent place
D’un village, d’une région, de grands espaces
De l’enfance, l’école, des jeux de récréation
De ses études, l’évolution de sa profession
Autant de pensées, reflets de son miroir de vie
Parcours enrichi et jalonné de quelques envies
Plus profond dans les tiroirs secrets
Les racines nous entraînent dans le respect
Des Anciens, du début qui donne les raisons
De revenir sur soi, les histoires de la maison
Parcourir l’album des photos de bonheurs
Des premiers qui ont fait battre notre cœur
Facture
Tout à commencer par une enfance heureuse,
La route traversée vers les vingt ans, studieuse
Diplômes, premier job, pour se confirmer adulte
De premières amours partagées sans tumulte
Puis le mariage, 2 enfants, comme font les grands
La vie qui prend ses assises, sous un soleil brillant
Une destinée de rêve, remarqueront les envieux
Un jour, il payera la facture, diront les grincheux
Il est bien difficile d’être né sous une bonne étoile
De passer de décennie en décennie sans voile,
Rester humble, grandir, demeurer confiant,
Une discipline, qui ne se voit pas, ni ne s’entend
De la chance ou des hasards par le destin semés
Que tout un chacun, par la raison peut cultiver
Être l’artisan, même au cœur des fourmillements
Ne pas changer de main, illusoire enrichissement
Tout vient à point à qui sait attendre, dit la fable
Et de cette patience, recueillir le fruit profitable
« Tout un art de visionner son film de vie à l’envers
D’en apprécier chaque scène, même si un revers
Est venu dessiner quelques petits ronds dans l’eau
Estompés par le temps qui passe et revient beau »
Avait été inscrit, au bas de la facture
Les grincheux n’ayant pas voulu sauter l’écriture
Echafaud’âge
L’âge, ce marque temps en mouvement
Qui s’égrène d’étapes en moments
Se fête une fois l’an pour la joie de l’enfant
Raisonne en décennies chez les parents
S’exprime en félicitations aux grands-parents
En admiration envers les proches de cent ans
Chaque tour d’horloge est comme un possible
Un évènement qui conduira au plausible
Ou surprendra par sa nature de l’inaudible
Ce sera l’heure des choix, éviter l’impossible
Faire se rencontrer l’accessible avec le crédible
Pour, tel un ressort, rendre le temps extensible
Extensible, pour arriver là, il aura fallu à foison
Que prévalent forte santé, chance et raison
Savoir apprécier et s’unir avec les saisons
Dans son bagage emporter le mieux à la maison
Qui deviendra le reflet de ses impressions
En miroir, le calendrier de ses réflexions
Au grand âge venu, l’histoire s’écrira
Des temps plus anciens que chacun lira
Et que, face à aujourd’hui, il comparera
Laissant aller son imagination qui l’emportera
Vers de nouveaux horizons qu’il construira
Au fil de son temps, qui aussi se racontera
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