La nature fleurit, s'épanouit,
se colorie sous la lumière
Quatre saisons
D’abord celle des promesses, des espoirs
Où la vie s’anime à nouveau, sort du noir
La nature fleurit, s’épanouit, se colorie
Sous la lumière, les jours se modifient
Les enfants courent dans les prairies
Les jeux de balles sont de la partie
Avec les chaleurs d’été retrouvées
Des sourires aux lèvres, dessinés
Tout de charme et de délicatesse
Elles virevoltent avec souplesse
De leurs robes légères vêtues
Elles soulignent le beau à la vue
Orages et sécheresse en conflit
Les caprices des Dieux accomplis
En campagne, la récolte se termine
Sur les coteaux, fort elle domine
Hommes et femmes s’affairent
Avant que ce ne soit déjà l’hiver
Des frimas, il faut se protéger
Au coin du feu, se réchauffer
Chez soi, à deux en catimini
Le temps des longues nuits
Préparer Noël, joie des enfants
St-Sylvestre, plaisir des grands
Brouillard
Quand l’air chaud se frotte au froid
Un trait de nuages souligne l’endroit
Dense à en perdre le bas, l’en-haut
Jouant à blanc ou gris, cachant le beau
Sans vent, accroché là bien longtemps
Puis au fil du jour, enfin se dissipant
C’est à l’automne et en hiver parfois
Qu’il se forme en nape sans foi ni loi
S’il s’en va, porté par des souffles légers
Têtu, il reviendra, comme pour s’en venger
Ce sera un jour, encore sans voir l’horizon
Un entre-deux où tout semble en suspension
Sous ce toit gris et malgré tout, les villes
Comme les campagnes s’agitent, utiles
Les vies des uns, des autres comprennent
Des moments de labeur, de joie, de peine
Autant de repères qui demeurent aussi
Sous la dense couverture qui les envahit
Au-dessus, tout est terrasse avec vue
Collines et montagnes, comme cousues
Soleil, ciel bleu et faîte des nuages, blanc
Qui donnent envie de s’arrêter sur le banc
Et du paysage en admirer le dessin varié
Le détailler, s’en émerveiller sans se lasser
Pluie
Là-haut, se tisse une toile au ton de gris
Elle prend forme et déjà rend aigris
De devoir ainsi quitter le bleu du ciel
Recevoir des gouttes d’eau en kyrielle
Au sol se forment bientôt des flaques
Dans lesquelles les enfants font flic flac
Les grands courent se mettre à l’abri
En cette fin de jour, la pluie les a surpris
Les bras chargés, regards vers le bas
Ils se hâtent, cherchent un premier toit
L’eau les éclabousse de la tête aux pieds
Eclairs et tonnerre s’en sont mêlés
C’était un orage qui est vite passé
Le calme retrouvé, la pluie a cessé
Des vents ont déchiré la toile grise
Brodant un patchwork de belle mise
Les regards au ciel, grands et petits
Reprennent le chemin de leurs logis
D’un pas décidé, chacun surveille
La venue d’une couverture pareille
Mais aux nuances plus chahutées
Signe d’averse de longue durée
Qui obligera le passant de rester
À sa fenêtre et la pluie observer
Nuages
Dans les airs en voyage
Tirés comme un voilage
Ondulés, suspendus
Du ciel, laissant la vue
Sur d’autres traces
D’avions qui passent
Par des vents poussés
Aux dessins singuliers
Qui forcent d’imaginer
En cortège, tels des moutons
0bligés, nous nous préparons
D’échanger bleu contre gris
De la lumière, tout s’assombrit
Laissant place à une fine pluie
Puis une forte averse
Tout un nuage qui se déverse
Lacéré d’éclairs
Grondant de tonnerre
L’orage passé, le gris éclipsé
Lumière et calme retrouvés
Deux petits nuages dansent
De les voir ainsi, on pense
À la rencontre de deux êtres
Promesse d’un futur bien-être
Arbre
En lisière de forêt, proche des sapins
Je suis le fruitier du haut du jardin
Quatre saisons me donnent le ton
De les suivre, j’en prends le bon
Mes racines puisent dans la terre
Le bien qu’il me faut et je prospère
D’abord, il pousse sur mes branches
Feuilles vertes et fleurs blanches
Quand vient l’été, pétales tombés
Par la forêt, des chaleurs protégé
Des forts vents et des orages, aussi
Epanoui en vert et brun, je grandis
A l’automne, mes fruits récoltés
Je laisse mes feuilles s’envoler
Juste à côté ou parfois bien loin
Car je le sais, n’en aurai plus besoin
Gardant ainsi toutes mes forces
Pour protéger du froid mon écorce
L’hiver, mes branches frémissent
Du ciel gris, des flocons se glissent
Tout en douceur sur mes branches
Habillées de blanc, elles se penchent
Quand le vent s’en mêle, un mouvement
Et me voilà comme nu jusqu’au printemps
Fruit
Tout aurait commencé dans un jardin
Un homme, une femme, du baratin
La tentation, une pomme croquée
Et le fruit, offert par un être aimé
Qui de savoureux devient défendu
C’est l’histoire que chacun a entendu
En vérité, tout commence dans les prés
Au printemps, le réveil des arbres fruitiers
Parés de fleurs pour la beauté de ce temps
Une fois les pétales poussés par les vents
Sous la chaleur du soleil, comme sous la pluie
Naîtront alors les fruits, de nouvelles vies
Ces fruits muris, récoltés seront vendus
Ils portent en eux la chaleur des vents perdus
Ils reflètent brillance et éclats du soleil d’été
Promesse de saveur sur les étals des marchés
Miracle et richesse laissés là, par la nature
A croquer au présent en oubliant le futur
Il a été long le temps jusqu’à pouvoir les déguster
Alors que de nos vies, nous en faisons du pressé
Et allons chercher en folles variétés, des fruits
Venus en tout temps et parfois de si loin d’ici
De faire fi du cycle et des bienfaits des saisons
De croquer des fruits jusqu’à en perdre la raison
Fleurs
Des champs se balançant au vent
D’ornement, en bouquet pour un présent
Exotiques, tel un rêve d’évasion
Symboliques, signature d’une passion
Vous regarder, vos parfums humer
Avec délicatesse, vous choyer
En cadeau, votre beauté vous donnez
En tapis, des lieux vous ornez
Dans les prés, abandonnées au soleil
Vous épanouir n’a pas son pareil
Et vous laisser là sans vous cueillir
Sera notre présent pour nous éblouir
Au cœur de la table dressée
Dans un vase, en rond rassemblées
Pièce maîtresse, vous embellissez
L’intérieur où, des convives rassemblés
N’auront de cesse d’apprécier
Vos couleurs, senteurs et beautés
Au pays des îles des mers tropicales
Aux dessins et formes originales
Vous illustrez, hamacs et cocotiers
L’appel vers un dépaysement entier
La promesse d’un accueil chaleureux
D’îliens aux chants et sourires heureux
Rose, reine des fleurs, des senteurs
Tu marques, entre piquant et douceur
L’amour donné qui emballe les cœurs
Blanche en symbole de pureté
Ou rouge en miroir de beauté
C’est du bonheur de t’admirer
Terrasse au printemps
Premières chaleurs d’entre saisons
Regard vers un ciel clair pour de bon
S’installer face aux rayons du soleil
Ce vrai plaisir qui n’a pas son pareil
Un de ces moments qu’on avait perdus
Dont on ne se souvenait presque plus
Après un hiver passé au coin du feu
Être en terrasse à regarder le bleu
Écouter à nouveau le chant des oiseaux
La fraîcheur des notes données en échos
Entendre au loin les jeux des enfants
Les sports de ballon des plus grands
Sont autant de sensations retrouvées
Au début d’un printemps renouvelé
Dans l’imaginaire, s’annoncent aussi tôt
L’envie d’apporter du fleuri pour le beau
De placer table et fauteuils pour recevoir
Avec charme et plaisir, les invités du soir
Le printemps sera toujours allégresse
Il est pour chacun gage de promesse
Que là, d’espoirs, tout peut arriver
Des souvenirs de l’an passé, s’oublier
Comme d’un roman, tourner la page
Et d’en connaître la suite en image
Retour à l’onglet « poèmes«
pour aller vers d’autres poèmes
