Cause majeure de pollution d'une terre déjà à l'abandon
Teufteuf
On le sait tous, la voiture
N’a plus d’aura pour le futur
Jadis, symbole de liberté
Elle est du doigt montrée
Cause majeure de pollution
D’une terre déjà à l’abandon
Trop de tout, tiré de son sol
Si encore les avions décollent
C’est tout son air qui devient
Gris et force le coup de frein
Alors aujourd’hui, ingénieurs
Et fabricants font le meilleur
Pour Dame Nature, respecter
Ils s’ingénient de créer
Des objets qui rassurent
En veillant que pour sûr
Ils seront parmi les premiers
À favoriser la fée électricité
Une énergie produite proprement
Par l’eau, force de marées, le vent
Mise en batteries rechargeables
Sans bruit, sensation agréable
À vivre de routes en chemins
C’est la teufteuf de demain !
Marylin
Un matin comme un autre
Déjeuner, pain à l’épeautre
Il se prépare, s’en va travailler
C’est un jour radieux d’été
Au volant, voiture décapotée,
Il savoure son illusion de liberté
Il suit la route, machinalement
Il la connaît, le rythme est lent
Quant au hasard d’un contour
Il croise, sur la voie du retour
Une scootériste en robe, si légère
Qu’elle ne sait plus que faire
Entre laisser la robe jouer au vent
Et garder l’attention en conduisant
Contrariété d’un être pudique
Qui ne saurait se montrer en public
Même bref, la vue de cet emprunt
Est une situation hors du commun
Féminité, gestuelle et élégance
Se conjuguent dans une danse,
Un pas de deux, scène fugace
À la fois légère et cocasse
Qui a pour chorégraphe, le vent
Et pour paraphe, le charmant
P’tite reine
Après plus de deux cents années
De règne, elle est devenue la fée
Maîtresse des villes et campagnes
Pour nombre de gens, compagne
De leurs déplacements quotidiens
Aller et venir, le meilleur moyen
En ville, s’insinuer dans les rues
Grimper un col pour le point de vue
De son autre côté, vivre la griserie
La vitesse, comme un défi à la vie
Traverser d’autres villages et régions
Sur deux roues, léger comme papillon
D’un coup de sa baguette magique
La fée s’est rendue plus pratique
Offrant des sièges pour les enfants
Heureux de s’accrocher à leur maman
Sur le chemin de leur petite école
Ils jouent à l’avion qui décolle
Aujourd’hui, notre fée fait tout
Electrifiée, elle grimpe partout
Des livreurs pressés en font usage
Croisant voitures et piétons au passage
Elle est la marraine de l’écologie
Au succès de plus de vingt bougies
Balade du citadin
Comme il est souvent désiré
Quitter la ville pour s’évader
Ne serait-ce qu’un instant
La campagne, c’est tentant
Humer l’air, se gorger de vert
Pour le citadin, tout un univers
Alors il s’en approche en voiture
Près du but, sinon c’est trop dur
En espérant ne pas s’égarer
Sur le dernier sentier, à pied
Et au sommet, sauf imprévu
De trouver une place avec vue
Il faut dire qu’à son habitude
Il n’est pas friand d’altitude
C’est le lac qu’il a pour loisir
Face au soleil, son bon plaisir
Sirotant un « spritz » pour le frais
Un moment pour lui, complet
Sa belle place avec vue, trouvée
Il s’y installe, content de son idée
Pas familier des buvettes d’alpages
Il consulte de la carte, l’unique page
Et s’aperçoit, oh ! extrême malheur
Le « spritz » n’est pas, à ces hauteurs
En pénichette
Découvrir un pays traversé de canaux
En cheminant lentement sur les eaux
À bord d’une pénichette, en vacances
Prendre le temps, là est l’importance
De village en village, au milieu du vert
Prairies et forêts, respirer le bon air
Dans le paysage, le canal, un peu fripon
Traverse un tunnel, passe sous un pont
Se resserre entre rochers, murs ou glacis
Puis, c’est une écluse qui rappelle à lui
Monter, descendre, des portes à passer
De l’attention dans un flux d’eau agitée
Ville ou village, chaque arrêt est raison
De balades, découvertes, dégustations
En concert pour éveiller nos cinq sens
Et se réjouir de ces belles expériences
Le bateau amarré à une berge du canal
Offre la quiétude pour des nuits idéales
Dans un monde fou où tout va fort
C’est un bonheur de ralentir, encore
Pouvoir apprécier d’un pays, le cœur
Dans une suite d’images, des ailleurs
Arrivé à destination, en dernier soir
Se revoit à l’envers le film dans le noir
Navigation
Un sport, une activité de plaisance
De privilégiés, les gens le pensent
Jadis, il est vrai, seuls les fortunés
Âmes bien nées, de belles lignées
Fortes de lectures et connaissances
Voguaient sur les eaux avec aisance
Au fil du temps et par de là les mers
Des marins ont transmis leur savoir faire
Donnant à d’autres l’envie de naviguer
Recevoir les vents, cadeaux soufflés
Par les saisons dont ils savent jouer
De continents en îles, des caps ont tissé
Sur les eaux intérieures, hisser les voiles
Sport et croisière à l’unisson, se dévoilent
Les clubs nautiques en enseigne la pratique
Au fil des ans, de privilège de romantiques
L’activité est aussi en mains de populaires
Qui affectent pareil le mouvement des airs
Nombreux sur terre comme sur les eaux,
Chacun est contraint de partager le beau
D’une nature qui donne tout ce qu’elle a
Savoir le reconnaître et franchir le pas
Est une marque de sagesse à cultiver
Pour que les enfants en soient héritiers
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